Archive pour mars, 2010

L’art du bide

Lorsque l’on a, comme moi, un humour bien douteux, on se prend forcément un bide. La pratique est déconseillée à tous ceux qui ont un ego un peu trop vaste, car ceux-ci ont du mal à s’en remettre…

Mais au fait, qu’est ce qu’un bide ? Comme je l’ai découvert en regardant le Petit Journal de Yann Barthes, le bide, c’est ça :

Image de prévisualisation YouTube

Ouille. Comment notre ami (appelons M. X pour préserver son anonymat, d’autant qu’on connait pas son nom) va t-il pouvoir se sortir de cette situation ? Plusieurs solutions s’offrent à lui.

1) Le détournement de conversation : « Sinon, vous pensez quoi de la politique extérieure du Burkina Faso ? » Comme le détournement d’avion, la pratique est dangereuse.

2) Sortir une bonne blague. Tout dépend de l’individu. Si a priori, vous ne sortez que des bides, plus personne ne vous écoute  depuis longtemps donc pas la peine de chercher à détourner leur attention. Sinon, vous pouvez essayer de sortir un grand classique. Au pire, on vous tapera.

3) Détourner l’attention sur plus pitoyable que vous : le boulet qui passe au loin, le mec qui vient de glisser sur une fiente de pigeon, le type que personne supporte. Dix points si vous lancez une sale rumeur dont il ne se libèrera jamais.

4) Partir en Australie. A réserver aux cas désespérés. Ici, vu que l’individu est passé à la télé, il a intérêt à partir loin, très loin, là ou personne ne la vu. Dans le désert de Mongolie, en Sibérie, ou dans la Lozère par exemple.

Voila, vous savez quoi faire en cas de bide. Si cet article est lui même un bide, sachez que je décline toute responsabilité, et que je m’interroge fortement sur votre opinion concernant la politique extérieure du Burkina Faso.

Détruisons les idées reçues sur Wikipédia (le retour)

Le jeu de massacre continue !

Un grand manitou contrôle tout ce qui est écrit sur Wikipédia !

Relativement faux.  Certains continuent encore à croire que le contenu de Wikipédia est régi par une bande de mégalomanes qui censurent ce qui ne leur plait pas, etc. Récemment encore, un journaliste a même supposé que Wikipédia était entretenu par un seul individu… Qu’en est-il véritablement ? Lorsque l’on contribue à Wiki, il faut respecter quelques principes, dont les deux plus importants sont la neutralité de point de vue (NPOV) et l’absence de travail inédit (TI). Le premier implique en gros de ne pas écrire un article disant « Adolf Hitler était un gros méchant », mais que l’article expose les faits de façon neutre. A moins que le lecteur ait été lobotomisé ou soit nostalgique du début des années 40, il est probable qu’il arrive de toute façon à la conclusion qu’Hitler n’est pas quelqu’un de fréquentable. Plus prosaïquement, la NPOV implique surtout de ne pas écrire qu’un livre est « trop génial », que Al Pacino « joue trop bien » ou autre. En revanche, l’information « Selon [nom de magazine], Al Pacino est le Xième meilleure acteur de sa génération » accompagnée de sa source est recevable. Inutile de dire que les gentils propagandistes de la scientologie, de la République Populaire de Chine, ou de la Mairie de Levallois-Perret (les trois cas sont avérés) sont rapidement poussés vers la sortie.

Concernant le TI, la notion est plus subtile. Comme je l’ai dit dans le post précédent, en théorie, toute info de Wikipédia doit pouvoir être vérifiée par un autre lecteur si celui-ci prend la peine de se procurer un livre/de consulter un site. Du coup, si vous avez une théorie novatrice sur la cuisson des pâtes, il est inutile de la présenter sur Wikipédia pour l’instant, même si elle marche. Faites vous d’abord reconnaitre dans le domaine. A ces deux principes fondateurs s’ajoutent quelques conventions de style relativement souples. Tout utilisateur peut modifier un article, même radicalement. Mais tout utilisateur peut également annuler cette modification. De fait, la discussion est à privilégier, et chaque article a une page associée pour discuter. Vous ne me croyez pas ? Regardez en haut à gauche d’un article, vous verrez deux onglets : « article » et « discussion »… Généralement, les conflits éditoriaux, s’ils ont lieu (je n’en ai jamais connu en 1 an de service), se résolvent à l’amiable.

Il arrive cependant que ça foire. La faute peut venir des deux camps. Soit un « POV pusher » (quelqu’un qui cherche à imposer un point de vue) insiste, se heurte à un autre utilisateur, comprend pas ce que celui-ci lui explique, récidive, insulte et finit banni, soit un utilisateur plus expérimenté mais moins diplomate annule des modifications maladroites mais pas forcément prohibées venant d’un utilisateur plus « jeune ». Dans ce dernier cas, l’intervention d’un tiers, ou une demande d’explications peut suffire. Bref, ce n’est pas la peine de crier à la censure parce qu’un administrateur a coupé votre paragraphe bien POV. A noter que contrairement à l’idée reçue, les admins n’ont en théorie aucun « pouvoir », seulement des outils supplémentaires (bloquer un utilisateur/supprimer une page) qu’ils ne peuvent utiliser que dans certaines circonstances, et dont l’utilisation peut être contestée. Si certains administrateurs « problématiques » ou du moins « polémiques » sévissent, la plupart n’ont jamais de véritable problème.

Détruisons les idées reçues sur Wikipédia

Cela fait un an que je contribue à Wikipédia, et je pense en connaître un tant soit peu le fonctionnement. J’entends régulièrement des remarques fausses à son sujet, et je vais donc tenter de détruire ici quelques idées reçues.

Tout le monde peut rajouter des conneries sur Wikipédia

A moitié vrai : en effet, un utilisateur non enregistré peut modifier les articles, que ce soit pour corriger une faute ou rajouter un paragraphe. De fait, rien ne certifie qu’il ne rajoute pas de saloperies dans l’article. Ce comportement est ici appelé vandalisme. Contre les vandalismes les plus gras (du genre « je supprime tout l’article et le remplace par « CACA PROUT »), nous avons le génial Salebot : un programme qui vérifie en temps réel les contributions des utilisateurs récemment inscrit ou non enregistrés. Si les contributions en question se révèlent être de grosses suppressions de texte, de l’ajout de mots tout en majuscules, ou de gros mots, il annule la modification. Et Salebot en connaît, des gros mots : en français, anglais, espagnol, même en portugais, et même s’ils sont mal orthographiés. Bref, une arme de lutte massive. De plus, des utilisateurs bénévoles jouent à incarner Salebot et surveillent « à la main » les modifications récentes. Dès qu’ils en voient une louche, ils bondissent et annulent. Ceci élimine un premier lot de conneries, certes, mais celle-ci auraient à priori été repérées par le lecteur sérieux que vous êtes.

Cependant, nous disposons d’un outil terrible pour chasser le vandale, j’ai nommé la « liste de suivi ». Cette page permet de suivre les modifications faites sur les pages que l’on veut (une option permet par exemple de suivre toutes les pages que l’on modifie). Comme on travaille généralement sur des articles dont on maîtrise le sujet, on sait vite si quelqu’un rajoute des conneries, et on annule. De fait, les articles souvent consultés sont souvent vandalisés, mais comme ils sont très surveillés, quelqu’un viendra tout de suite annuler. Le risque est plus élevé sur la page d’un illustre inconnu, mais la nature es bien faite : le vandale y va moins souvent. Enfin, si le degré de vandalisme est trop élevé, il y a l’arme suprême, la « semi protection ». Allez, en utilisateur non-enregistré sur les pages Adolf Hitler, Nicolas Sarkozy ou Michael Jackson : leur point commun ? Le petit lien modifier n’apparaît pas. Pour pouvoir changer ces pages, il faut être inscrit depuis quatre jours, en quelque sorte avoir fait ses preuves. Inutile de dire que l’utilisateur qui attend patiemment quatre jours pour venir rajouter un superbe « Adolphe Itler il é con » sera rapidement bloqué (et répliquera en toute logique à son bourreau : « T kun sal nazi »).

On ne peut pas savoir d’où Wikipédia tient ses sources

Absolument faux ! C’est même l’un des principes fondateurs de l’encyclopédie : « Citez vos sources ! » De fait, tout article bien fichu de Wikipédia contient tout un tas de petites notes (oui, vous savez, ces petits trucs qu’on regarde jamais parce qu’on est pressé et que tout le monde s’en fout), qui indique de quel livre et site web vient l’info. Bien entendu, tous les articles ne le font pas, mais ça a le mérite de vous apprendre l’esprit critique : si un article ne cite pas ses sources, à vous de les chercher pour vérifier les infos douteuses. Et s’il les cite, ça permettra d’élargir vos recherches. Et comme vous êtes charitable et bon, une fois la source de l’info trouvée, vous viendrez la rajouter à l’article.

Pour savoir si un article est fiable, deux choses. Wikipédia a installé un système de label pour signaler au lecteur qu’un article est particulièrement fiable et clair. Il y a deux labels : Bon Article (symbolisé par une étoile d’argent) et Article de Qualité (étoile dorée). Ils sont signalés par une petite étoile en haut à droite de la page. Comment obtient-on ces labels ? Par un vote plus ou moins long selon le label, sachant que le fait de ne pas citer ses sources est un point éliminatoire. Vérifiez quand même la date à laquelle l’article a obtenu le label (sur le bandeau en bas de l’article) : si elle est antérieure à 2007, il est possible que l’article ne soit pas sourcé convenablement car les critères étaient plus lâches. Pas d’inquiétude, il est possible de contester un label. Cependant, un article non labellisé peut-être de très bonne qualité : il suffit de jeter un coup d’oeil au nombre de références. En bref, un article labellisé est généralement bon sauf cas particulier, et un article non labellisé nest pas forcément mauvais. Encore une fois, il faut faire appel à son esprit critique, ce qui n’est pas plus mal : combien de livres ai-je lu sur le Titanic, mon sujet de prédilection, qui contenaient des erreurs et avaient pourtant des auteurs réputés sérieux ! Ceux-ci ne seraient pourtant jamais critiqués…

Pourquoi doit on remercier Obispo ?

C’est ce matin, en regardant BFM TV tout en me gavant d’un fond de paquet de Petits Ecoliers de LU que j’ai frôlé l’étouffement en voyant apparaître l’un des plus grands chanteurs de la scène française aux côtés de Francis Lalanne, Michel Sardou, Gérard Lenorman et Mireille Mathieu, j’ai nommé Pascal Obispo. En effet, cette vision choque au réveil :

 

Pascal Obispo qui fait peur.

 

Mais à cette première peur a suivi l’écoute du nom du personnage qu’il incarne : « Captain Samouraï Flower ». On se dit que forcément, il doit manquer un ou deux mots parce que la, ça fait un peu court et pas du tout accumulation de mots pour faire style. Déjà, il y a quelques années, une prof de français nous avait démontré avec brio que le fait d’intituler un album « Les Fleurs du Bien » comme l’a fait le chanteur relevait de la plus pure incompréhension du texte de Baudelaire, si ce n’est de l’inculture. Pour tout dire, je serais incapable de vous refaire la démonstration, mais c’était très sympathique (forcment, à cette époque, j’écoutais pas en cours : je pouvais pas savoir que j’ouvrirai mon futur blog par un article sur Pascal Obispo) !
Vous l’aurez compris, c’est le genre d’artiste dont je vous déconseille de m’offrir le disque pour mon anniversaire (qui, par ailleurs, survient dans un mois). Alors, me demanderez vous si vous n’avez pas décroché, pourquoi écrire un article sur lui ? Et surtout, pourquoi l’intituler « Pourquoi doit on remercier Obispo ? » alors que je viens de vous démontrer avec brio que ce brave homme avait failli me tuer à coup de biscuits ? Tout simplement parce que, depuis la sortie de son album intitulé « Welcome to the Magic World of Captain Samouraï Flower », le titre de l’album des Beatles « Sergent Pepper’s Lonely Hearts Club Band » fait franchement court. Et ça, quand on aime les Beatles, ça fait plaisir: on écoute plus le groupe qui a enregstré « l’album dont le titre a tellement de mots en anglais en plus que forcément on en oublie un ou deux et que, comme au quinté, ils arrivent toujours dans le désordre ». Donc, merci Pascal !

Les lecteurs chagrins et/ou malicieux s’interrogeront sur le fait que je connais le titre d’un album de Pascal Obispo. Non, je n’ai pas sombré dans la folie. Google et Wikipédia sont mes amis !

Une nouvelle ère commence… ou pas

J’ai donc décidé d’ouvrir un blog consacré au grand n’importe quoi le plus total, ceci dans le but de vous faire perdre votre temps. Que contiendra théoriquement ce blog ? Des réflexions hautement philosophiques sur le sens de la vie, l’avenir de la gamine des pubs Fleury-Michon ou le temps qu’il fait dehors, mais aussi la critique du dernier nanard sur lequel j’ai trippé (âmes sensibles s’abstenir), et pourquoi pas des articles sérieux ?

Bien entendu, la question que vous vous posez tous, c’est pourquoi un tel nom ? LittleTony, c’est juste le seul pseudo que j’ai pu prendre sur Wikipédia puisque Antoine était déjà pris. Comme j’ai beaucoup d’imagination et beaucoup de mémoire, je préfère ne pas multiplier les pseudos, dont acte. Et puis si ce blog devient célèbre, ce sera encore plus classe si l’auteur a un pseudo à la con, non ? D’ailleurs, ce blog est forcément célèbre sans quoi, comment avez vous atterri ici. Vous vous êtes perdu ? Désolé, je sais pas comment on sort…

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