Archive pour avril, 2010

Escale à Queenstown

Le 11 avril au matin, le Titanic fait escale à Queenstown (aujourd’hui Cobh), dans le sud de l’Irlande. Là où Cherbourg fait office d’escale prestigieuse, l’escale de Queenstown est au contraire conçue pour embarquer un grand nombre d’immigrants irlandais. Il n’est donc pas étonnant qu’aucun passager de première classe n’y embraque. Comme à Cherbourg, les passages doivent emprunter des transbordeurs, qui sont ici l’Ireland et l’America. Contrairement au Nomadic et au Traffic, ceux-ci n’ont pas été construits spécialement pour les paquebots de classe Olympic, à laquelle appartient le Titanic.

Parmi les passagers qui débarquent se trouvent plusieurs passagers de première classe. Six sont les membres de la famille Oddell, habitant en Irlande. Le septième est le prêtre jésuite Francis Browne, photographe amateur auteur de nombreux clichés du navire. Browne avait été invité par son oncle à faire la traversée Southampton – Queenstown. Vu son attachement pour le navire, d’autres passagers ont proposé de lui payer le voyage jusqu’à New-York. Il a donc télégraphié à son supérieur pour recevoir son autorisation, mais n’a reçu qu’un « non » catégorique, lui sauvant probablement la vie ainsi que ses précieux clichés. Une autre personne débarque sans autorisation : il s’agit d’un chauffeur qui déserte le navire en se cachant parmi les bagages, probablement pour rejoindre sa famille gratuitement.

Un autre événement surprend les passagers. Alors que l’embarquement se poursuit, apparaît au sommet de la quatrième cheminée la tête d’un soutier couvert de suie. La cheminée est en effet fausse, et il est possible de monter à son sommet depuis la salle des machines. Cependant, l’apparition de cette sombre avec un étrange bonnet est prise par certains comme un mauvais présage.

L’embarquement terminé, la traversée débute.

Escale à Cherbourg

Dans la soirée, le Titanic arrive à Cherbourg. Le port ne lui permet pas d’accoster, aussi les passagers doivent-ils embarquer sur des transbordeurs. Les passagers de première et deuxième classe embarquent à bord du Nomadic, ceux de troisième vont à bord du Traffic avec les bagages.

Des passagers de prestige embarquent à bord, venant souvent d’un voyage en Europe, et parfois en Afrique du nord. Ainsi, John Jacob Astor et sa nouvelle épouse Madeleine reviennent d’un périple de plusieurs mois sur le Nil et Charlotte Drake Cardeza d’un safari en Afrique. Le baron du cuivre, Benjamin Guggenheim, revient pour sa part de Paris avec une chanteuse de cabaret, Ninette Aubert, sa maîtresse. Embarque également Margaret Brown, connue après sa mort sous le surnom de Molly.

Ses passagers embarqués, le Titanic part pour sa prochaine escale, Queenstown, dans le sud de l’Irlande.

Départ de Southampton

10 avril 1912, 12h. Les derniers passagers embarquent à bord du Titanic dans le port de Southampton. Pendant que le quintette dirigé par Wallace Hartley joue depuis le pont supérieur, les derniers passagers de troisième classe passent les contrôles sanitaires. Déjà, la plupart des passagers déballent leurs bagages et explorent le navire. Jusqu’au départ, les passagers de deuxième classe ont pu visiter la première classe. Le départ est imminent, chacun rejoint ses quartiers, et se masse sur les ponts supérieurs pour voir le paquebot quitter le port.

 

Le Titanic le jour de son départ (image tirée de Wikimedia Commons)

 

Lentement, le Titanic est tiré par les remorqueurs qui lui font quitter le port. Impossible de mettre en marches ses imposantes machines pour le moment : les remous créés auraient tôt fait de submerger les quais ! Déjà, l’imposante masse fait l’effet d’un aimant, attirant à elle les navires maintenus à quai par une grève des mineurs de charbon.  L’un d’entre eux, le New York, jadis fier détenteur du record de la traversée la plus rapide de l’Atlantique, voit ses aussières arrières lâcher. Sa poupe dérive dangereusement vers le Titanic, le frôlant d’un mètre.

 

Le Titanic et le New York (Wikimedia Commons)

 

Une manoeuvre de l’équipage du Titanic, conjointe à l’action des remorqueurs, permet cependant d’éviter le drame, qui s’était déjà produit entre le jumeau du Titanic, l’Olympic et le croiseur Hawke, entraînant plusieurs mois de réparations. Le New York est remorqué dans des eaux plus sûres, les aussières des autres navires sont renforcées, et le Titanic peut enfin prendre la mer. A son bord, les passagers sont partagés. Si certains y voient un témoignage de la grande expérience de l’équipage, d’autres y voient un mauvais présage.

Le navire quitte ainsi Southampton en direction de Cherbourg, qu’il atteindra en fin d’après-midi. A suivre !

A partir de demain, hommage au Titanic

Pour célébrer comme il se doit le 98e anniversaire du naufrage du Titanic, je me propose de vous le faire suivre en « temps presque réel » pendant les cinq jours qui vont suivre. Je vous retrouve donc demain midi pour le grand départ.

 

Le Titanic lors de ses essais en mer (image Wikimédia Commons)

 

Je rattrape le temps perdu avec un résumé des épisodes précédents. Le Titanic est mis en construction en 1909 dans les chantiers Harland & Wolff de Belfast. Lancé le 31 mai 1911, il est terminé en mars 1912. Le 2 avril, il part pour ses essais en mer sous le commandement d’Edward John Smith (photo). Ceux-ci sont une réussite et le navire offre pleinement satisfaction à ses propriétaires. Après cela, il part pour Southampton où il arrive le 4 avril. Sa traversée doit débuter le 10 avril à midi. La semaine d’intervalle est donc consacrée à des travaux de maintenance, son côté tribord est ainsi repeint, tandis que des ouvriers achèvent la décoration intérieure du navire.

Alleluhia !

Depuis quelques temps, j’ai internet, et je peux de fait faire la vaisselle en écoutant la Web Radio Nostalgie Rock Legend, qui diffuse du bon et du très bon : Pink Floyd, Rolling Stones, Supertramp, Doobie Brother, Bob Dylan et j’en passe. Que demander de mieux ? Rien aurais-je pensé dans ma grande naïveté. Et pourtant !

Je viens de m’apercevoir de l’arrivée sur les ondes de la webradio Nostalgie : The Beatles ! Du coup, pouvoir entendre à la suite All You Need Is Love (dont au sujet de laquelle nous nous escrimons sur l’article de Wikipédia au passage, et je vous invite à donner vos avis à son sujet), Let It Be et Hello Goodbye… C’est quand même le pied ! Ca me ferait presque aimer la vaisselle, ça !

Allez, pour le plaisir :

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