Bégaiement de l’histoire

Mes lectures de chevet sont diverses et variées… Hier soir, ou plutôt tôt ce matin, l’une d’entre elles m’a conduit à en apprendre plus sur Elie Fréron, professeur au lycée Louis-le-Grandà l’époque des lumières et grand ennemi de Voltaire. L’homme méprisait particulièrement Diderot, d’Alembert, les encyclopédistes et leurs projets, et tint à leur encontre des propos pleins de sagesse.

« Ils ne seront jamais que d’insolents médiocres. Je sais ce qu’ils valent, et je sens ce que je vaux. »

« Je n’ai jamais lu toute l’Encyclopédie ni ne la lirai jamais, à moins que je ne commette quelque grand crime et que je ne sois condamné au supplice de la lire. »

Une telle ouverture d’esprit à l’encontre d’un projet qui, s’il avait probablement des défauts, n’en était pas moins audacieux, me rappelle quelqu’un, bien que j’ai du mal à déterminer qui. Passons. On notera que Fréron a laissé une trace légèrement moins visible dans l’histoire de la littérature et des idées que ses illustres opposants. Bis repetita

 


2 commentaires

  1. Twdr dit :

    Rassurez-vous.
    Oncque céans jamais n’ouit ni lit Elie Fréron.
    Mais se rappele fort bien de Voltaire, Diderot et d’Alembert.
    Sic transit gloria mundi.

  2. LittleTony87 dit :

    En effet, même si, quand certains aiment à se prendre pour Socrate contre les Sophistes, je n’ai pas la prétention de me prendre pour Voltaire !

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