Archive pour mars, 2012

CAr time is there again

« Allons enfants du Wiki-ieuh le jour de gloire est arrivé ! » C’est presque ce qu’on pourrait entendre ce matin si Wikipédia n’était pas un média écrit avant tout. Car la Révolution est arrivée. Les putschistes, pour reprendre l’expression consacrée, ont vaincu. Comme en attestent deux chroniqueurs, le Comité d’Arbitrage n’est plus. Il a cessé de vivre. Il a expiré et est retourné vers son créateur. Oh, bien entendu, ami lecteur bien intentionné, tu n’en as rien à foutre du CAr et, à vrai dire, tu ne savais même pas qu’il existait encore. Je vais donc te faire un bref et nécessaire rappel de la situation : on n’en a pas assez parlé. Le CAr, merveilleuse invention qui résout les conflits (ou les envenime, c’est selon le point de vue, les relations des différentes parties avec les arbitres, l’humeur de ceux-ci, et l’alignement de Mars avec Saturne), devait être renouvelé en cette fin du mois de mars. Tout bon CAr qui se respecte a, dans l’idéal, dix membres donc 5 traitent ensemble un arbitrage.Toujours dans la théorie, chaque camp arbitré peut demander le remplacement d’un arbitre qu’il aime pas. On supposera donc qu’il faut, pour fonctionner dans les meilleures conditions, 7 arbitres, et 5 pour fonctionner tout court, puisqu’à moins, il est difficile de réunir cinq arbitres. Jusque là, vous suivez.

Le truc rigolo, c’est qu’à cette élection ne s’étaient présenté que 7 candidats, dont un à la triste réputation (et qui, avec un beau 4,4% de votes positifs, a vraiment fait très fort dans les annales de la profondeur CAresque), et un « bleu » peu rôdé aux choses de Wikipédia, qui n’avait que peu de chances d’être élu. Sur les cinq candidats restants, quatre se proposaient à leur réélection. On le comprend donc, il en allait là de la survie du CAr, puisque parmi les cinq candidats vraiment éligibles, il suffisait qu’un d’eux n’ait pas son quotas pour que soit ici signée la fin du comité pour les six mois à venir. Ce qui devait arriver arriva : Rehtse et gede n’ont pas obtenu les suffrages nécessaires. Le CAr est donc mort pour six mois.

Bien sûr, au milieu des cris de joie de ceux qui dénonçaient ses jugements iniques et abus de pouvoir (ce n’est pas moi qui les contredirai), il y a eu dès cette nuit des sons dissonnants. Udufruduhu, que j’estime par ailleurs, s’inquiète ainsi des offensives trollesques qui naîtront sans le CAr. Je ne peux que lui faire la même réponse que Remih. Le CAr n’était pas là pour empêcher les débordements ; c’était au mieux une rustine qui, pendant quelques temps, empêchait le conflit en mettant une des parties sur la touche. Lorsque celle-ci revenait en jeu, le conflit reprenait de plus belle jusqu’au carton rouge. Et ça, c’est quand le CAr ne devenait pas lui-même motif du conflit. Je pense, sans trop m’avancer, que Wikipédia ne vivra pas plus mal durant ces six mois. Et si c’est le cas, le CAr n’en reviendra que plus fort.

On peut en revanche s’inquiéter de cette « crise des vocations ». Sept candidats en mars, c’est huit de moins qu’en septembre. Une chute dramatique qui se ressent aussi côté votants. Gede, qui, sur ce blog il y a six mois, expliquait que le CAr avait un soutien fort de la communauté et se félicitait de sa réélection, jouée à 1% près, peut difficilement tirer le même constat aujourd’hui. Alors on trouve des excuses. « Les anti-CAr ont magouillé en votant au dernier moment ! » Et ? Rien ne l’interdit. « Si on avait su que le CAr était en danger, plus de gens auraient voté ! » S’ils étaient intéressés par le CAr, ils auraient voté ; à moins que ce « plus de gens » n’ait dû être constitué de faux-nez et autres morts vivants, autre pratique courante dans ce genre d’élection. « On devrait, la prochaine fois, baisser le seuil de 66% à 50%« . Et interdire les votes contre, aussi. Ah, merde, déjà proposé. Il est dommage que, dans la défaite, certains aient du mal à se remettre en question ; mais le manque de remise en question est, il faut dire, ce qui a envoyé à la casse le CAr.

Que ces six mois prouvent donc qu’il est possible de vivre sans cet attirail judiciaire sur Wikipédia, ou du moins qu’il est possible de résoudre les conflits de façon moins trollogène. Tel est mon espoir. Et de toute façon, le CAr, dit-on chaque fois que quelqu’un fait un billet, « tout le monde s’en fout ». Donc sa disparition est-elle si grave ?

N’ayons pas peur des contestations !

Et de deux ! Après Moez en janvier, c’est donc à Lgd de passer par la case confirmation du statut d’admin, mais d’une façon originale puisque c’est lui-même qui l’a initialisée suite à deux contestations purement trollesques. Habile coup pour gagner une provisoire immunité disent les uns ; honnêteté disent les autres… et à vrai dire cela n’a pas grande importance, comme je vais l’expliquer par la suite. Les deux contestations se différencient également par des aspects que je compte détailler ici, mais il y a un point commun : les doutes de certains à l’égard de la procédure et de ses possibles dérives.

 

Etude comparée

En janvier, Moez est l’objet d’un vote de contestation suite à 6 remarques déposées sur sa page de contestation. Un vote en découle, plutôt favorable au départ. Le balai de Moez semble même sauvé. Puis viennent un pétage de plombs sur le BA et un rameutage mal venu qui poussent certains à changer leur vote. On peut assez facilement, donc, en déduire que, sans ces actions malvenues, Moez aurait été réélu.

À l’inverse, Lgd a lancé lui-même son vote de confirmation avant d’avoir recueilli toutes les contestations requises ; cela, ajouté aux motifs clairement ridicules donnés par les deux contestataires, a bien évidemment joué à sa faveur ; de même que des réactions plus modérées aux remarques (justifiées ou non, là n’est pas la question), lui assurent de façon quasi-certaine une confirmation qu’il n’aurait probablement pas eue s’il avait claqué la porte ou attaqué brusquement ses opposants.

La simple déduction (évidente au demeurant) découlant de cette comparaison est que tout admin soumis à cette épreuve a tout intérêt à ne pas faire de vagues durant le vote de contestation et à tenir compte des remarques qui lui sont faites.

 

La contestation, un danger ?

De fait, les craintes exprimées à l’égard d’une contestation sont loin d’être fondées. Tout d’abord, les admins actifs et de grande qualité qui craignaient en être les victimes en premier lieu sont, pour l’instant, épargnés : clairement, les vandales et autres créateurs de pages promotionnelles déçus ne trouvent pas le chemin des contestation, et c’est tant mieux.

Mais qu’en est-il d’une crainte, encore exprimée aujourd’hui, que les contestations soient principalement le fait d’utilisateurs rancuniers et ou claniques ? C’est oublier que les contestations ne donnent lieu à rien d’autre qu’un vote de confirmation. Comme le prouve le vote de confirmation de Lgd, quand le motif de contestation est idiot, les votants ne suivent pas. Le principal danger de la contestation vient du contesté lui-même, qui n’a clairement pas intérêt à se laisser dépasser par son caractère. Après tout, s’il prend mal le fait d’être contesté et les remarques négatives, c’est son problème, pas celui du contestataire ou de la procédure. D’autant que, sur Wikipédia, tout contributeur voit un jour où l’autre son travail contesté, reçoit des remarques et suggestions, ou oppositions. A chacun de savoir modérer son ego.

Enfin, craindre le vote de confirmation, c’est ne pas tenir compte de ce que j’appellerai les « pour par défaut ». Dans tout vote, une frange vote pour voter, sans même lire les motifs du vote. Combien de votants à une élection admin votent sans même lire les motivations ? Combien votent pour un AdQ sans l’avoir lu ? Peu, en revanche, de ces votants-là, votent contre, à moins que le vote ne concerne un de leurs ennemis. Dans le cas de la contestation, il est évident que, sans même qu’il y ait besoin d’un rameutage, une frange de la communauté sera toujours là pour voter « pour » sans lire les motivations de la contestation, que ce soit pour le plaisir de voter, ou pour ne pas se faire d’ennemis. Car, dans le cas du vote AdQ comme dans celui de la contestation, lire tout ce qu’il faut lire pour bien maîtriser le sujet avant de voter prend du temps ; et tout le monde ne veut pas le prendre, ce temps.

Aussi, finalement, il est peu risqué de subir une contestation à condition de savoir garder son calme, ce qui n’est, certes, pas une mince affaire. Ne dramatisons donc pas ce procédé qui est un moyen comme un autre de faire comprendre à quelqu’un qu’il y a un souci dans ses démarches, et qui est somme toute moins douloureux qu’un passage au CAr. Le contesté risque, au pire, de prouver qu’il a mauvais caractère…

tuxouf |
spitik56 |
solidaire maintenant |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | MJJ et DIANA ROSS
| pokerenreseau
| alice et june paradise :