N’ayons pas peur des contestations !

Et de deux ! Après Moez en janvier, c’est donc à Lgd de passer par la case confirmation du statut d’admin, mais d’une façon originale puisque c’est lui-même qui l’a initialisée suite à deux contestations purement trollesques. Habile coup pour gagner une provisoire immunité disent les uns ; honnêteté disent les autres… et à vrai dire cela n’a pas grande importance, comme je vais l’expliquer par la suite. Les deux contestations se différencient également par des aspects que je compte détailler ici, mais il y a un point commun : les doutes de certains à l’égard de la procédure et de ses possibles dérives.

 

Etude comparée

En janvier, Moez est l’objet d’un vote de contestation suite à 6 remarques déposées sur sa page de contestation. Un vote en découle, plutôt favorable au départ. Le balai de Moez semble même sauvé. Puis viennent un pétage de plombs sur le BA et un rameutage mal venu qui poussent certains à changer leur vote. On peut assez facilement, donc, en déduire que, sans ces actions malvenues, Moez aurait été réélu.

À l’inverse, Lgd a lancé lui-même son vote de confirmation avant d’avoir recueilli toutes les contestations requises ; cela, ajouté aux motifs clairement ridicules donnés par les deux contestataires, a bien évidemment joué à sa faveur ; de même que des réactions plus modérées aux remarques (justifiées ou non, là n’est pas la question), lui assurent de façon quasi-certaine une confirmation qu’il n’aurait probablement pas eue s’il avait claqué la porte ou attaqué brusquement ses opposants.

La simple déduction (évidente au demeurant) découlant de cette comparaison est que tout admin soumis à cette épreuve a tout intérêt à ne pas faire de vagues durant le vote de contestation et à tenir compte des remarques qui lui sont faites.

 

La contestation, un danger ?

De fait, les craintes exprimées à l’égard d’une contestation sont loin d’être fondées. Tout d’abord, les admins actifs et de grande qualité qui craignaient en être les victimes en premier lieu sont, pour l’instant, épargnés : clairement, les vandales et autres créateurs de pages promotionnelles déçus ne trouvent pas le chemin des contestation, et c’est tant mieux.

Mais qu’en est-il d’une crainte, encore exprimée aujourd’hui, que les contestations soient principalement le fait d’utilisateurs rancuniers et ou claniques ? C’est oublier que les contestations ne donnent lieu à rien d’autre qu’un vote de confirmation. Comme le prouve le vote de confirmation de Lgd, quand le motif de contestation est idiot, les votants ne suivent pas. Le principal danger de la contestation vient du contesté lui-même, qui n’a clairement pas intérêt à se laisser dépasser par son caractère. Après tout, s’il prend mal le fait d’être contesté et les remarques négatives, c’est son problème, pas celui du contestataire ou de la procédure. D’autant que, sur Wikipédia, tout contributeur voit un jour où l’autre son travail contesté, reçoit des remarques et suggestions, ou oppositions. A chacun de savoir modérer son ego.

Enfin, craindre le vote de confirmation, c’est ne pas tenir compte de ce que j’appellerai les « pour par défaut ». Dans tout vote, une frange vote pour voter, sans même lire les motifs du vote. Combien de votants à une élection admin votent sans même lire les motivations ? Combien votent pour un AdQ sans l’avoir lu ? Peu, en revanche, de ces votants-là, votent contre, à moins que le vote ne concerne un de leurs ennemis. Dans le cas de la contestation, il est évident que, sans même qu’il y ait besoin d’un rameutage, une frange de la communauté sera toujours là pour voter « pour » sans lire les motivations de la contestation, que ce soit pour le plaisir de voter, ou pour ne pas se faire d’ennemis. Car, dans le cas du vote AdQ comme dans celui de la contestation, lire tout ce qu’il faut lire pour bien maîtriser le sujet avant de voter prend du temps ; et tout le monde ne veut pas le prendre, ce temps.

Aussi, finalement, il est peu risqué de subir une contestation à condition de savoir garder son calme, ce qui n’est, certes, pas une mince affaire. Ne dramatisons donc pas ce procédé qui est un moyen comme un autre de faire comprendre à quelqu’un qu’il y a un souci dans ses démarches, et qui est somme toute moins douloureux qu’un passage au CAr. Le contesté risque, au pire, de prouver qu’il a mauvais caractère…

 


4 commentaires

  1. Dr Brains dit :

    Il est probablement un peu tôt pour établir un bilan définitif, mais de ce que j’ai pu constater, je rste persuader que cette procédure de contestation est très exactement ce qu’il fallait mettre en place.

    * Ca anéantit l’argument de l »élection à vie », puisqu’il y a déjà eu un désysopage
    * Ca permet, mine de rien, de responsabiliser « certains admins » (je ne vise personne en particulier) qui aurait pu avoir tendance à « faire n’importe quoi »,
    * ca n’implique pas le CaR dont la survie est précaire (4 candidats à l’heure ou j’écris, il va être de plus en plus difficile de pourvoir les postes d’arbitres…)
    * ca ne rend pas la fonction d’admin plus politique, contrairement à un mandat à durée limitée
    * ca évite, par rapport à un système de mandats à durée limitée, tout un tas d’élections parfaitement inutiles

    Bref, pour le moment, je n’y vois que des avantages.

  2. LittleTony87 dit :

    Le plus drôle est que, c’était notamment flagrant dans le cas Moez, une partie de ceux qui criaient contre les possibles dérives des contestations s’en sont eux mêmes donnés à cœur joie dans les rameutages claniques etc. Finalement, plus on a peur de la contestation, plus on a de chances de s’y retrouver et de ne pas y « survivre », ce qui est somme toute assez logique.

  3. Beotien dit :

    Je trouve que ton constat sur les « pour par défaut » qui ne lisent rien est un peu imprécis (en tout cas, il n’y en avait pas pour Mike !). C’est encore plus tangible sur les élections au CAr : il arrive assez souvent que des contributeurs très controversés obtiennent un score misérable (et vice-versa), donc il s’agit à mon avis plus d’une question de « wiki-réputation » (que Pierrot avait analysé sur son blog). Ou disons un tercet de valeur : la réputation, le bruit engendré par le candidat, et le reste des votants (instinct grégaire : si 90 % votent pour, il y a un effet mécanique).

    La grande différence avec ton analyse, c’est que tu supposes que les votants ne veulent pas perdre du temps à se renseigner sur le candidat ; or, la réputation est un état de fait (parfois injuste) qui se construit justement dans le temps. Tu t’es peut-être mal exprimé, mais on a l’impression que les « électeurs » arrivent vierges de tout préjugé sur le vote et posent un « oui » par défaut pour le « plaisir » (sic). Avec mon tercet plus haut (qui définit donc la wiki-réputation), je pose plutôt que ce sont les préjugés qui l’emportent. (Ce n’est pas forcément mieux hein !) Le point commun entre nos vues est à mon avis une question de soutien indéfectible à la fonction, car effectivement, il existe sûrement une conscience de l’importance du travail des admins pour la bonne gestion de l’encyclopédie.

    Ceci dit, je suis d’accord sur l’intérêt de la contestation car au final, elle est tombée sur des administrateurs qui avaient bien besoin d’une légitimité nouvelle, non pas sur un fait bien précis mais sur leur parcours général depuis quelques années (ce qui sera le cas pour Lgd vu le plébiscite).

  4. LittleTony87 dit :

    Désolé pour la publication tardive, je ne sais pas pourquoi le commentaire demandait mon approbation, et je viens de regarder. Bref.

    Globalement d’accord avec ce que tu dis : ce syndrome du « pour par défaut » résulte justement d’un instinct grégaire. « Si je n’ai pas entendu parler de lui, c’est que ça doit être quelqu’un de bien vu que des gens votent pour » vs « Hum, j’ai entendu parler de lui en mal ; même si je ne sais pas pourquoi, je vais voter contre ». A cela s’ajoute que les motifs de contestation sont souvent très technique et ne donnent pas envie de fouiller trop longtemps. On le voit d’ailleurs : c’est surtout quand le contesté craque ouvertement que les gens commencent à se poser des questions. Un abus dans les faits, enrobé par un caractère « mielleux », passera sans souci, là où un contributeur au parler un peu trop franc sera « fiché à vie ».

    Tout ça pour dire qu finalement, le vote en soi n’est pas bien méchant et que tout admin de bonne foi y survivra sans encombre. Ce qui rend d’autant plus ridicule ceux qui viennent encore pleurer sur la page de contestation de Mandariine… ce n’est pas les contestataires (dont moi) qui l’ont fait partir, mais elle qui l’a choisi pour les raisons qui la regardent.

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